Esther Jungreis - La Rabbanit au grand cœur


Nous sommes en mars 2010 et je viens tout juste d'arriver de l'étranger. Ayant passé plus de 5 ans au sein de la communauté juive de Montréal,  réputée pour son immense hessed (bonté) et son hospitalité légendaire, et à promouvoir mon association au 4 coins de l'Amérique du nord, je me suis retrouvée, comme par enchantement, assise parmi une foule dense, au 1er rang dans les Salons Haya Mouchka à Paris, impatiente, me demandant si j'avais bien fait de venir. Entre nous je ne suis pas trop friande des foules. Mais bon passons...!
(sourire)

Des amies de l'association m'avait gentiment conviés, et il m'aurait été difficile de décliner l'invitation. Ayant beaucoup entendu parlé de la rabbanit outre-Atlantique,  je m'étais promise de la rencontrer. 

Une Rencontre Inoubliable!

Plus de 1000 personnes sont venues écouter la rabbanit Esther Jungreis. Je m'en souviens comme si c’était hier. Ce fut un immense bonheur et mérite de l'approcher et d'échanger quelques mots avec elle en anglais... ! Ces quelques minutes fut tout simplement MAGIQUE! Je lui ai fait part de mon travail et les diverses actions menées au sein de l'association. Elle en fut impressionnée. Plus nous discutons, et plus nous réalisons que nous avions beaucoup de points en communs.  Je pensais me reconnaître en elle, en particulier en ce qui concerne son abnégation sans faille et son amour pour le peuple juif. Elle vous galvanise! 

Elle dégage un tel charisme et tellement de bonté que j'avais qu'une envie, c'est de la prendre dans mes bras et de la serrer très fort contre moi! Et c'est ce que je fis.  Ses mots de réconfort, ses bénédictions pour mon association, ses encouragements m'ont tellement émus que j'en avais les larmes aux yeux. Et juste à y penser, cela m'émeut encore aujourd’hui. On se sent tellement petit(e), devant tant d'humilité, et c'est peu dire. C'est sans conteste, une femme d'exception. Cette rencontre restera à tout jamais, gravé dans mon cœur. 

La rabbanit dirige d'une main de maitre, un véritable empire de kirouv (action qui permet de rapprocher les gens) aux États-Unis ! Son organisation appelée Hineni Jewish Heritage Foundation, ses livres, ses conférences, ses articles dans la presse juive et ses nombreuses interventions sur internet font d'elle l'une des figures les plus marquantes du judaïsme orthodoxe américain. 

À l'occasion de sa tournée en France 2012 - conférence exceptionnelle sur le thème:  Renforcer son identité  


Lundi 19 Novembre - Salons Haya Mouchka Paris 19ème  

MARDI 20 NOVEMBRE au Palais des congrès à MARSEILLE 
Mercredi 21 Novembre - Synagogue de la Victoire à 20h à Paris 

Tov Alliance
 à le plaisir de vous fait connaître aujourd'hui cette Reine  Esther au grand cœur. 

                                        
*Madison Square Garden, New York

Dans la salle la plus célèbre du monde, des milliers de personnes sont assises en attendant patiemment… Sur la scène, une femme, toute petite, toute menue, toute fragile. Mais elle commence à parler et là, c'est une géante qui s'adresse au public ! Esther Jungreis parle, et sa voix conquiert les cœurs. Elle dit des choses simples et parle des valeurs que le modernisme a souvent mises de côté pour laisser place à des termes froids comme la " carrière ", la " réussite financière " ou l'individualisme. Son discours est parsemé de mots comme d'espoir et d'amour ''. Il y a quelque chose chez Esther Jungreis qui balaie toute forme de cynisme ! Elle respire la candeur, l'ouverture, le don de soi et la douceur.

La Shoah, un traumatisme constructif

 
Lorsqu'on voit le sourire de la rabbanit, on a du mal à croire qu'elle a survécu à l'enfer des camps nazis. Car Esther Jungreis et sa famille ont été déportées de Hongrie au camp d'extermination de Bergen Belsen vers la fin de la Seconde guerre mondiale. Avant la Shoah, quatre-vingt-cinq rabbanim hongrois portaient le nom de Jungreis. Mais seuls dix ont survécu…  Il ne fait aucun doute que la Shoah a été vécue par Esther Jungreis comme une expérience certes traumatisante, mais aussi " directrice ". 

Ses choix de vie, elle les a souvent faits au regard de ce qu'elle a vécu dans les camps. Elle était à peine âgée de 10 ans lorsque dans l'enfer de Bergen Belsen, elle se pensait sans cesse à la chance qu'elle avait de faire partie de ce peuple - le peuple juif - et pas de l'" autre peuple ", celui des bourreaux. 

Pour Esther, fonder l'organisation Hinéni ('' Me voici '') fut une sorte de compensation à la douleur. Et aujourd'hui parmi les Juifs new-yorkais, Hineni, c'est un peu une seconde maison ! C'est aussi une sorte de club et de lieu de rencontres, mais c'est surtout le seul fil qui relie souvent toutes ces personnes encore à leurs racines juives.  


Cette organisation, fondée en 1973, est aujourd'hui devenue un empire. Esther Jungreis donne des conférences de par le monde, son cours hebdomadaire attire plus de 1 500 personnes chaque semaine, ses livres sont lus avidement par un public assoiffé de messages simples mais en même temps riches d'une expérience de vie et des trésors emmagasinés par des rencontres de toutes sortes. Le tout, sans parler des milliers de chidoukhim qu'elle a réussi à organiser et qui se sont conclus par des mariages. Car dans un pays comme les États-Unis où le pourcentage de mariages mixtes est si effarant, réussir à unir deux âmes juives est un petit miracle. 

Et voici donc qu'en plein cœur de Big Apple, au 21e siècle, des jeunes gens et des jeunes femmes se rencontrent comme au bon vieux temps et fondent des familles. « Dire ' Hinéni ', c'est dire me voici prêt à servir mon D.ieu. Pour moi, c'est aussi dire ' me voici moi-même ' un témoignage vivant de ce qui s'est passé durant la Shoah et de l'incroyable capacité du peuple juif de renaître de ses cendres », explique-t-elle.

Des racines qui remontent au roi David

Les racines d'Esther Jungreis sont à rechercher très loin dans le passé… Descendant d'une dynastie de rabbanim remontant jusqu'au roi David, son père dirigeait la communauté juive de la seconde ville de Hongrie, Szeged. Après la Seconde guerre mondiale et la libération du camp de Bergen Belsen, Esther et sa famille immigrent aux États-Unis, à Brooklyn. C'est là qu'elle épouse un arrière petit cousin, le rav Théodore Jungreis, qui dirige la communauté Or Torah, et c'est aussi là qu'ils fondent leur famille.

Mais des années après, un cancer foudroyant emporte en quelque semaines le rav Jungreis et Esther qui, encouragée par son mari, avait déjà fondé Hinéni décide de donner encore plus d'ampleur à son organisation. Depuis, Hinéni fournit à ceux qui le désirent des cours de Torah, mais aussi une oreille attentive et toujours disponible et une expérience de vie hors du commun.

Les conférences de la rabbanite sont retransmises par les chaînes télévisées nationales et locales aux États-Unis. De plus, cela fait 45 ans qu'elle écrit une chronique hebdomadaire pour le plus grand journal juif américain, le " Jewish Press ". Tous les quelques mois, elle remplit le Madison Square Garden de milliers de personnes venues écouter ses conseils et se délecter de la manière toute particulière qu'elle a de voir en chaque événement - du plus insignifiant au plus frappant - une leçon de vie. 


Et puis il y a ses livres, qui ont conquis des dizaines de milliers de lecteurs de par le monde et qui ont été traduits en plusieurs langues. Dans '' La vie est un test '' (paru aux Éditions Artscol), elle présente ses convictions inébranlables, l'idée qu'elle se fait de la émounah et nous fait part de son amour infini pour tout individu. '' Une vie engagée '' (Éditions 'Hinou'h) est un recueil de conseils dans lequel la rabbanite nous incite tout simplement à nous imprégner de la sagesse du passé pour vivre mieux. Enfin, '' Un amour engagé '' (Éditions 'Hinou'h) se présente comme un guide pour trouver l'âme sœur et réussir à vivre son couple selon les principes éternels de la Torah.

« Certaines personnes pleurent et se plaignent lorsque des œufs se cassent et d'autres prendront ces mêmes œufs et en feront une belle omelette ! Ce que j'essaie de faire, c'est d'enseigner aux gens à faire de bonnes omelettes », résume-t-elle en définissant ainsi sa philosophie de la vie telle qu'elle se présente dans chacun de ses ouvrages. Hinéni, Israël ! 


Ses liens avec Israël, la rabbanite Jungreis y tient plus que tout au monde ! Ainsi, voilà quelques années a été fondée à Jérusalem une antenne de Hinéni qui sert de "restaurant du cœur " pour les plus démunis, mais aussi de centre d'accueil pour des jeunes en difficulté. Se rendant en Israël plusieurs fois par an, la rabbanite organise des voyages où elle sert elle-même de guide spirituel mais aussi de guide tout court puisqu'elle fait visiter aux participants tous les lieux saints du judaïsme.

Parmi les soldats de Tsahal, ses conférences sont aussi suivies avec un énorme intérêt. Elle se déplace de bases militaires en fortins à bord d'une caravane blindée où elle transporte un Séfer Torah, un four où sont réchauffées des pizzas destinées aux soldats et une bibliothèque remplie de livres sur le judaïsme. C'est durant la guerre des Six jours que, pour la première fois, elle s'est entretenue avec un groupe de soldats et d'officiers à qui elle a insufflé une soif de vaincre et une confiance illimitée en D.ieu.  « On m'invite à donner des conférences un peu partout dans le monde, dans des endroits très exotiques où un touriste aimerait beaucoup passer ses vacances, a-t-elle raconté. Mais ce qui m'intéresse, ce ne sont ni les jungles d'Afrique, ni la mer bleue d'Acapulco. Les panoramas ne m'intéressent pas, ce sont les gens qui m'intéressent ! Chaque personne a en lui un paysage qui lui est propre et ce sont ces paysages que je veux rencontrer ! ».

    
*extrait de cet article a pour source: Hamodia.fr


Vous aimez cet article ? Partagez-le sans modération! 

Commentaires

Protected by Copyscape