Mardi 31 octobre - 11 Hechvan hilloula de Ra'hel Iménou

Ra'hel, épouse de Yaacov est restée proche de nous comme une mère. A travers les âges, elle nous a consolé, bercé et a recueilli nos larmes pour hâter notre délivrance. 
Ce soir et demain n'oubliez pas d'allumer des bougies ou des veilleuses, (de préférence à l'huile d'olive) en l'honneur de Ra'hel Iménou de mémoire bénie et de Benyamin, son fils zat'sal, dont c'est aussi la hilloula. Il est conseillé de mettre une pièce dans la tsédaka à la mémoire des tsadikims.

Que leurs immenses mérites protègent tous les enfants d'Israël. Je vous invite maintenant à lire l'article qui va suivre. 




Ra'hel, pourquoi pleures-tu ?



Alors que Ra'hel était sur le point d’épouser Yaakov, Lavan, son père, envoya Léa sous le dais nuptial. Pour ne pas causer de honte à sa sœur,  Ra'hel lui transmit les signes de reconnaissance convenus avec Yaakov. C’est ainsi que Léa devint l’épouse du patriarche. Cette preuve de totale abnégation, qui fut un si grand sacrifice pour Rah'el, fut donnée par notre matriarche qui ne pouvait supporter que sa sœur puisse être humiliée. C’est ainsi qu’elle renonça à tout ce qui lui était cher par pure compassion. Et c’est cela qui fait d’elle, jusqu’à aujourd’hui, la mère du peuple juif, qui ne cesse de pleurer pour ses enfants et peut obtenir de grandes choses. À son instar, en aidant les nécessiteux, nous faisons preuve de cette compassion si chère aux yeux d’Hachem et enclenchons le processus de la délivrance.



Sur la route de Beith Le’hem

Si Ra'hel a été enterrée à Beith Le’hem, ce n’est pas un hasard. Lorsque les enfants d’Israël sont emmenés en captivité pour l’exode après la destruction du Temple, le prophète Yirmiahou voit Ra'hel Imenou sortir en pleurs à leur rencontre. Elle pleure ses enfants car le même sentiment de compassion l’anime au plus haut degré. Hachem lui dit alors « Arrête de pleurer ! Arrête de verser des larmes ! Je ramènerai tes enfants de l’exil. »

Yaakov l’a enterrée sur la route, afin que ses descendants puissent prier sur sa tombe à chaque époque difficile. Que ce soit lors de déportation vers Babel ou de nos jours, où tant des nôtres souffrent encore. Chaque Juif qui se rend auprès d’elle peut épancher son cœur en sachant qu’il sera entendu. Un jeune homme qui cherche l’âme sœur, un homme démuni qui n’a plus de quoi vivre, une mère éplorée dont l’enfant est malade, tous font appel à Ra'hel afin qu’elle intervienne pour ses enfants. 

Lorsque Rav ‘Haïm Shoulevitz se rendit sur la tombe, il s’exclama : Hachem te demande de sécher tes larmes, mais moi, je te supplie de pleurer encore ! Pleure jusqu’à ce que nous soyons sauvé !

Que leurs immenses mérites soient source de grandes bénédictions! 

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