Le Concert de l'Unité à la Synagogue de la Victoire

 Ce mercredi 9 décembre a été organisé, quatrième soir de Hanouka, un grand rassemblement en la synagogue de la Victoire, à Paris, à l’occasion du 11e mois du massacre de l’Hypercacher de Vincennes.  

La quatrième bougie a été dédiée à la mémoire de Yohav Hattab, Yohan Cohen, Philippe Braham et François-Michel Saada hy’d et à celle de toutes les victimes du djihadisme dans le monde. Le projet a été lancé par la communauté juive newyorkaise « sous le signe de la lumière » en partenariat avec le Consistoire central, le Consistoire de Paris et le ministère israélien de la Diaspora. L’initiative de l’événement revient au président de la radio juive newyorkaise Nahoum Segal (NSN). 

La soirée a commencé par des chants et de la musique avec un orchestre composé de 25 musiciens et les artistes Yehoram Gaon, Ohad Moskowiz, Itzik Dadya, Ouzia Tsadok, Avi Miller et Amir Haddad (sur la photo).

Joël Mergui, président du Consistoire de France et de Paris, a pris la parole le premier devant une assistance très nombreuse. Il a déclaré : « Mon émotion est particulièrement forte parce que c’est une soirée d’unité et de solidarité ». Il a ensuite remercié les initiateurs de cet événement et rappelé que les victimes juives avaient été tuées la veille de Chabbat alors qu’elles achetaient de la nourriture cachère. Il a salué ensuite la mémoire de toutes les victimes du terrorisme, journalistes de Charlie Hebdo et autres personnes massacrées dans le monde.

Nahum Segal a été invité à dire quelques mots. Après s’être présenté en indiquant qu’il dirigeait depuis 32 ans une radio juive à New York, il a exposé les raisons qui l’avaient incité à organiser cette soirée : « Notre message est simple : lorsque nos frères et nos sœurs ont de la peine, ils doivent savoir qu’il y a des juifs dans le monde qui la partagent ».

Aliza Bin Noun, ambassadrice d’Israël, a évoqué, dans son discours, la situation difficile d’Israël qui devait faire face aux attentats. Le Grand rabbin de Paris Michel Gugenheim a expliqué le sens de la fête de Hanouka en précisant qu’au cours de cette fête, ‘l’individu et la famille prenaient le pas sur la communauté. Il a parlé du trait d’union qu’établissait cette soirée entre les communautés de Paris, New York et Jérusalem.
Après les allocutions, le rabbin Moshé Sebbag a allumé la Hanoukia en présence des personnalités et des familles des quatre victimes de l’Hypercacher. Puis les chanteurs sont revenus sur la tribune pour interpréter plusieurs chansons. 

Source : Claire Dana-Picard - Chiourim.com

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